Radon : quels établissements sont concernés par les obligations de mesurage ?
Gaz radioactif d’origine naturelle, le radon est présent dans le sous-sol et peut s’infiltrer dans les bâtiments par les fissures, les canalisations ou les passages de réseaux. Invisible, inodore et incolore, il peut s’accumuler dans les espaces clos lorsque le renouvellement de l’air est insuffisant. Une exposition prolongée à des concentrations élevées constitue un facteur de risque pour la santé, ce qui explique pourquoi la réglementation impose, dans certains cas, la réalisation d’un mesurage.
Tous les bâtiments ne sont pas soumis aux mêmes obligations. Les exigences varient notamment selon la nature de l’activité exercée, les caractéristiques du bâtiment et sa localisation géographique.
Quels sont les établissements concernés ?
La réglementation prévoit une surveillance du radon pour certaines catégories d’établissements recevant du public (ERP), notamment lorsque les locaux sont situés dans des zones présentant un potentiel radon significatif.
Sont notamment concernés plusieurs établissements accueillant des publics sensibles, comme les établissements d’enseignement, certaines structures d’accueil pour jeunes enfants ou encore les établissements sanitaires et sociaux. Les établissements thermaux font également partie des catégories soumises à des obligations spécifiques.
Au-delà des ERP, certains lieux de travail peuvent également être concernés. Lorsqu’une activité est exercée dans des locaux où une accumulation de radon est susceptible de présenter un risque pour les travailleurs, l’employeur doit évaluer la situation et mettre en œuvre les mesures prévues par la réglementation.
Pourquoi réaliser un mesurage du radon ?
Le radon ne peut être détecté ni par l’observation ni par les sens. Seule une campagne de mesure permet de connaître précisément la concentration présente dans un bâtiment.
Le mesurage consiste à installer des détecteurs pendant une période déterminée afin d’obtenir une valeur représentative de l’exposition des occupants. Les résultats permettent ensuite de vérifier si les niveaux mesurés restent inférieurs aux valeurs de référence définies par la réglementation.
Lorsque les concentrations dépassent les seuils recommandés, des actions correctives peuvent être envisagées afin de réduire durablement la présence du radon dans les locaux. L’amélioration de la ventilation, le traitement des voies d’infiltration ou certains travaux d’étanchéité figurent parmi les solutions les plus fréquemment mises en œuvre.
Une obligation qui participe à la prévention des risques
Le mesurage du radon ne constitue pas une simple formalité administrative. Il s’inscrit dans une démarche globale de prévention visant à protéger les occupants des bâtiments contre une exposition prolongée à ce gaz radioactif naturel.
Pour les employeurs et les responsables d’établissements, cette surveillance permet également de disposer d’une vision objective de la situation et, si nécessaire, de mettre en place les mesures adaptées afin de garantir la sécurité des travailleurs et du public.
La réalisation régulière des contrôles prévus par la réglementation contribue ainsi à limiter les risques sanitaires tout en assurant le respect des obligations applicables à certains établissements.
Une vigilance à adapter selon les bâtiments
Même lorsqu’aucune obligation réglementaire n’impose un mesurage, il peut être pertinent de s’interroger sur la présence éventuelle de radon, notamment dans les bâtiments anciens, les locaux en rez-de-chaussée ou en sous-sol, ou encore les constructions situées dans des zones géologiques favorables à son dégagement.
Adopter une démarche préventive permet d’anticiper d’éventuels problèmes, de préserver la qualité de l’air intérieur et de garantir des conditions d’occupation plus sûres pour les salariés comme pour le public.
Cet article est une contribution libre rédigée par un auteur partenaire et non par la société elle-même.


